God damn I love you Montreal

These are the
small, big, strange, obvious, gorgeous, cute, ugly
reasons why I love you

Ce matin, j’attendais à la lumière rouge au coin Bleury et Sherbrooke. J’étais entouré d’au moins une dizaine de cyclistes, ce qui est agréable car en groupe on se sent un peu moins vulnérable que tout seul dans ce coin un peu dangereux. Nous étions un peu en retrait de l’intersection comme l’indique la signalétique au sol.

Arrivent de l’Est sur Sherbrooke deux remorque Déménagement Myette. Je sors alors à la hâte du groupe de cyclistes pour aller tendre ma main pour que les déménageur puissent me high-five-er en passant sans avoir à s’arrêter (ce qu’ils comprennent en un instant) ! Moment de communion cycliste ! Une autre dame qui pensait que j’encourageais tout simplement le déménagement à vélo est à ma grande (et agréable surprise) sortie également du groupe de cyclistes attendant la lumière verte pour elle aussi tendre la main aux courageux, provoquant des sourires sur tout le carrefour.

-Pier

… for your tireless attempts at success. again and again.

… for your tireless attempts at success. again and again.

… pour tes détails et pour nos anglophones qui t’aiment et qui n’ont pas peur de le dire!
helenaoh:

oh Montreal J’ai te aim… I think that how you spell it. lol

… pour tes détails et pour nos anglophones qui t’aiment et qui n’ont pas peur de le dire!

helenaoh:

oh Montreal J’ai te aim… I think that how you spell it. lol

(Source: Me, via blackandgoldcoffee)

… pour tes ventes de garage qui en disent long sur nous.

… pour tes ventes de garage qui en disent long sur nous.

… pour ton sense de la réplique.

… pour ton sense de la réplique.

… pour ton sens de l’humour.

… pour ton sens de l’humour.

… for your public spaces that take their time.

… for your public spaces that take their time.

… for your lights

… for your lights

… for your ridiculous sunsets all year long

… for your ridiculous sunsets all year long

… for the texture and character of your crumbling viaducts

… for the texture and character of your crumbling viaducts

… for your bike gangs and your full moons

… for your bike gangs and your full moons

… for your lovely nights

… for your lovely nights

… pour tes casernes de pompiers

… pour tes casernes de pompiers

Elle est belle

Tout commence avec le soleil, énorme ce jour là. Il travail de concert avec cette humidité Montréalaise de mi-été pour nous offrir un chaleur accablante qui donne à tout –veut, veut pas– cette tonalité dorée qui rends les choses belles, vivantes. Je pédale doucement, calmement, sachant que toute tentative de rouler vite n’aura comme résultat qu’un t-shirt mouillé –a éviter car je me rends à un dîner.

Voilà que je me retrouve quelques heures plus tard à Côte-des-neiges. Nous avons prit notre temps avec ce dîner, comme il se doit, et il fait déjà sombre. Le soleil se couche et un vent fort se lève. Les arbres semblent jouer tant ils se prêtent joyeusement au va et vient de l’air. Cet air qui est d’un coup surchargé d’un énergie particulière, difficile à méconnaître. J’en ai la chair de poule; une forte tempête s’en vient. Mieux vaut rentrer, et vite, car le vent a déjà fait son travail, et il se retire du bal. L’air est désormais d’une lourdeur palpable, le ciel d’un gris si foncé et épais qu’il est de velours. Je me dit que cette tempête en à marre de ces feux d’artifice qui ne font plus palpiter le cœur de qui que ce soit. Elle me fait signe, et elle me dit, « Fil petit grain de sable, je te donne une longueur d’avance parce que je voit que tu veut danser avec moi et ça, ça me plaît. » Je lui tend la main sans un mot, et je chevauche mon vélo, un sourire accroché au coin de ma bouche, mes sens éveillés à un point tel que je ne sais plus si je ressent de l’excitation ou de la peur.

Le clique de mon casque lorsque je le fixe retentit si fort dans le silence.

Je ne vois qu’elle. Ce n’est que nous deux sur la piste de danse. Elle est déjà vêtu de tous bords par des éclairs. Les autres montréalais on comprit qu’elle est prête à tout cette tempête, qu’il ne faut pas jouer avec le feu.

Je m’élance dans le bal, mon corps et mon vélo, je le sens, ne font plus qu’un. Le vent est à notre dos, elle me pousse cette tempête, elle me pourchasse. Elle est si proche que je pourrait toucher ses nuages si je tendait la main. La cadence de mon cœur augment en flèche et je roule de plus en plus vite. On vit, le sourire sur ma face me le dit, et je suis d’accord.

Je ne sais pas trop pourquoi, mais je sais que la pluie me talonne, qu’elle joue. Arrêter, c’est perdre ce jeu qui me plait. Je suis crispé mais léger; je fais semblant de la fuir, et elle le sait. À mi-parcourt, elle me montrent ce qu’elle peut faire, parsèment le ciel d’autant d’éclairs que je ne sais plus ou tourner les yeux. Sa beauté et sa force semble ralentir le temps. Ça y est. La tempète s’amuse, je le sais. Elle m’offre un goute d’eau sur la joue, tout juste hors de la porté de mes lèvres. J’y voit un bec, l’eau un tantinet plus froide que ma propre peau. Elle me nargue un peu et ça me plait. Je l’écoute et je pousse plus fort. Je l’invite à me suivre, mais je sais fort bien que c’est moi qui la suit. Elle me lance un sourire; on danse bien ensemble.

Je n’ai pas envie de gagner, mais je ne veut pas perdre non plus. Elle le sait. Elle en à vu des choses au fils des ans, elle sait tout. Elle me lance un autre goute d’eau, cette fois-ci, elle ne joue plus. Elle à glissé plus bas, ses intentions désormais claires, elle place cette goute sur le coin de ma lèvre. Et puis tout change. Je ne suis plus crispé, je ne suis plus nerveux et ma peur s’envole. Le ciel hésite un instant et puis me rejoint. L’éclair présageait la tourmente, une rencontre intense, dangereuse, mais voilà qu’elle est tendre, si tendre qu’elle me surprend. À mon tour, j’hésite, et puis je me laisse aller. J’embrasse ce moment, cette pluie si douce, si belle.

J’entrevois déjà mes marches, il est trop tôt. J’en veut plus, beaucoup plus. Je veut me promener avec elle et effleurer sa peau. Mais je monte mon vélo jusqu’à la porte, et puis je me tourne pour la voir, cette pluie, cette tempête si belle. J’entrouvre mes lèvres pour l’inviter à l’intérieure, mais je comprend déjà que c’est trop dangereux, qu’elle est trop douce et trop forte. L’idée empreint mon sourire d’une légère tristesse. J’ai l’impression que le sien aussi. Je l’aime, je le sais. Je l’ai à peine rencontré et déjà je le sais. Je ne dit rien, je lui sourit du mieux que je peut. Je ne veut pas qu’elle quitte, qu’on se sépare. Je veut la tenir dans mes bras. Elle me lance un baiser. Elle en à vu des choses au fils des ans. Elle sait fort bien que l’on se reverra un jour et que je l’aimerai alors autant que je l’aime aujourd’hui.

… pour tes idées loufoques qui mettent le sourire aux lèvres des passants

… pour tes idées loufoques qui mettent le sourire aux lèvres des passants